27 mai 2006

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Les années passèrent sans que Marina ne puisse assister à ce fameux mariage. Lou et Matt ne semblaient toujours pas prêts à officialiser leur union. Elle s’en accommodait très bien pourtant. Sa vie était tellement pleine d’événement qu’elle n’y pensait même plus. Il est vrai que Zarbville avait bien changé en quatre années. Des couples s’étaient formés, des gens étaient partis, d’autres revenus. On avait construit un centre ville tout bétonné non loin de là, une zone industrielle était même apparue aux alentours de la ville. Il n’en fallait pas moins à une jeune ado pour oublier tout ce qui pouvait la préoccuper étant enfant. Car elle était maintenant rentrée dans ce que certains appellent pour d’obscures raisons l’âge bête. Une ado avec tous ses tracas, ses désirs…A l’inverse de ce qu’elle avait cru, elle avait été plutôt bien accueillie parmis ses camarades et était même devenue assez populaire. Elle ne trouvait certes pas le garçon de ses rêves, car quoi qu’ils puissent lui dire, elle savait pertinemment que son physique était assez éloigné de l’idéal féminin. Elle avait certes des amis mais rien de plus. Beaucoup lui assuraient que si certains garçons cherchaient plus qu’une simple amourette d’adolescent et faisait abstraction de son apparence, ils trouveraient une fille merveilleuse avec qui il se sentirait bien, bien mieux qu’avec ses pimbêches qui se baladent le nombril à l’air et qui porte seulement le strict minimum de tissu pour ne pas être coupable d’atteinte à la pudeur. Elle n’était pas une bonne élève, mais pas non plus une mauvaise. Juste ce qu’il fallait pour satisfaire Lou, bien contente que sa fille arrive à s’intégrer et en même temps se débrouiller en classe. Elle avait eu vent des moqueries dont Marina était sujette durant sa scolarité à l’école primaire de Zarbville et avait eu peur que cela se reproduise une fois sa fille au lycée. Mais toutes ses craintes s’était maintenant envolées et elle voyait sa fille s’épanouir comme n’importe quel enfant qui n’aurait pas eu un père venu d’ailleurs.

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Les jumeaux non plus n’étaient pas une source d’inquiétude, leur arrivée à l’école primaire s’était déroulée parfaitement bien. Elle ne s’était pas fait de soucis pour Leïla mais elle avait eu un peu peur des réactions qu’auraient pu avoir les autres enfants en accueillant Jack. Son physique était encore moins commun que celui de Marina et pourtant il avait été tout de suite intégré parmis ses camarades. Il lui arrivait même de ramener des amis à la maison. Lou aimait le voir rire et s’amuser avec eux, parler de tout et de rien. Jack était un garçon plein de vie et d’entrain, fasciné par tout ce qui portait sur le fantastique, la science fiction, aussi elle ne s’étonnait même plus de l’entendre parler d’extraterrestre et de soucoupe volante comme si il en était un lui même. Elle attendait avec impatience le jour où elle allait lui annoncer que la couleur de peau de son père n’était pas la conséquence d’un traitement subit à la suite d’une maladie mais à son origine extra-planétaire. Elle se souvenait encore de la tête qu’avait faite Marina, Delphine et Johnny avant elle. Ils avaient d’abord pris cela pour une blague que leur mère leur faisait mais ils s’étaient très vite aperçus qu’on n’était pas le 1er avril et que Lou était tout ce qu’il y a de sérieux. En général, cela était bien passé et ils ne leur en avaient pas voulu d’avoir garder ça, il n’y avait pas de raison que cela soit différent avec Leïla et Jack. Elle était sûre qu’ils passeraient encore un bon moment et qu’ils évoqueraient ce souvenir plus tard, le sourire au coin des lèvres en repensant leur réaction.

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A peine avait-on vu le premier jour d’école des jumeaux qu’elle avait commencé à ressentir tous les symptômes annonciateurs d’une grossesse. Nausées et vomissement redevinrent très vite la routine pour Lou, et ce pendant plusieurs mois. Bien entendu, cette fois, il n’y avait aucun doute, Matt était le père et il était ravi. Un fils ne lui avait pas suffi et Lou savait qu’il avait toujours rêvé d’avoir d’autres enfants, ce qu’il n’avait pu faire après la mort de sa femme. Pour lui, cette grossesse et l’événement le plus important de l’année. De plus, il n’avait pas beaucoup l’occasion de revoir son fils, parti à l’université en même temps que Delphine. C’est en parti cette grossesse qui repoussa encore le mariage. Lou était trop fatiguée pour faire quoi que se soit, elle ne pouvait se permettre une cérémonie aussi prenante qu’un mariage. Elle n’avait pas du tout la tête à ce genre de chose. Et puis elle avait presque élu résidence dans les toilettes, il aurait été difficile d’y caser tous les invités, ne serait-ce que pour une dizaine de minutes. Elle n’arrivait pas à croire à quel point sa vessie fut sollicitée durant ces neufs longs mois. Plusieurs fois, elle se demandait si on n’allait pas la retrouver morte, complètement desséchée.

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Son accouchement fut aussi quelque chose dont elle se souviendrait toute sa vie. Il aurait pourtant du bien se passer. Elle avait revu des millions de fois ce qu’il fallait faire avec Matt mais le jour J, rien ne se déroula comme prévu. Elle souffrait au milieu du salon sans l’espoir qu’un médecin vienne l’aider, ou qu’une ambulance vienne la chercher. Matt avait pourtant appelé une dizaine de fois l’hôpital, le médecin de famille ou même les pompiers, aucun n’avait la possibilité de se déplacer tout de suite pour permettre à ce bébé de venir au monde dans la plus grande facilité. Elle du se contente du canapé du salon, ce qui n’arrangea pas les choses car elle ne put s’empêcher qu’elle allait sans doute devoir l’envoyer à nettoyer après cet épisode catastrophique., ce qui ajouta au stress qui s’était déjà accumulé. Elle avait sauvé le canapé de l’huissier mais arriverait-t-elle à le sauver d’un accouchement ? Ce fut le travail le plus dur qu’elle est jamais accomplie. Bien que tout le monde y mit du sien, ils n’en restaient pas moins qu’ils n’avaient que très peu d’expérience dans le domaine, puisque qu’aucune d’eux n’avaient jamais assisté à ce genre d’évènement. Même pour Matt, cela restait quelque chose d’obscur car il n’avait pas été là le jour de la naissance de son fils, bloqué dans les embouteillages de Sim City. Finalement, au bout d’un long travail, ils purent récolter le fruit de leurs efforts, ou plus exactement le fruit des efforts de Lou. C’est ce moment que choisirent les pompiers, le médecin et l’ambulance pour arriver. Ils ne purent que constater la naissance et aider à remplir les papiers administratifs relatifs à chaque enfant.

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Et oui, chaque enfant. Une fois de plus, Lou avait accouché de jumeau. Deux magnifiques garçons aux yeux verts et à la chevelure de blé. Matt était un peu déçu car il aurait aimé avoir une fille mais il ne put résister longtemps devant les sourires et les regards d’ange qu’ils lançaient autour d’eux. Lou nageait dans le bonheur. Non seulement elle avait arrêté de souffrir mais elle pouvait enfin contempler le fruit de ses amours avec Matt. C’était un vrai bonheur. Mais à partir de là, il allait falloir commencer à reparler mariage car ils se trouvaient devant un problème. Quel nom donner à ces deux enfants ? Le nom du père, de la mère ? Les deux ? Ou bien faire moitié-moitié ? Vint rapidement aussi le problème des prénoms. Lou avait épuisé sa liste depuis longtemps et n’avait pas réfléchi durant sa grossesse, pas plus que Matt d’ailleurs. Ils décidèrent de reporter à plus tard le moment de les baptiser car ils ne voulaient pas prendre de décision à la légère. Et il était hors de question de choisir un prénom au hasard dans la liste des saints du calendrier. Ils voulaient des prénoms qui puissent plaire, d’abord à eux mais aussi à leur deux fils. Combien d’enfants ne se sont jamais plaints parce qu’ils n’aimaient pas le prénom que leurs parents leur ont choisi ?

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Cela ne prit que peu de temps pour finalement trouver des prénoms qu’ils leur plaisaient et, ils l’espéraient, qui plairaient à leurs enfants. Ils accueillirent donc Adam et Achille dans leur petite tribu. Lou pensait aussi que ces prénoms feraient plaisir aux membres disparus de la famille qui la regardaient du haut de leur nuage ou où que se soit d’autre, elle était seulement convaincue, qu’ils étaient là, quelque part en train de veiller sur elle et sur toute sa famille et que c’était grâce à ça qu’elle goûtait aujourd’hui au bonheur d’une vie tranquille, entourée de tous les gens qu’elle aimait. Enfin, presque tous. Elle n’avait pas revu Johnny depuis son départ pour un voyage à travers le monde, Delphine était toujours à l’université peinant à terminer ses longues études d’art, que soit dit en passant, elle réussissait avec brio. Mais elle savait qu’elle allait finir par les revoir un jour ou l’autre alors qu’elle n’avait plus de nouvelles de ses frères par exemple. Depuis son mariage avec Technicien Pollinisateur 9, elle n’avait plus eu aucune nouvelle de leur part. Elle aurait voulu leur présenter leur neveu et nièce, qu’ils les voient grandir et aussi organiser de grandes réunions de famille auxquelles ils se seraient tous retrouvés autour d’une table chargée de victuailles en tout genre, échangeant des anecdotes, des souvenirs. Elle ne savait pas s’ils s’étaient mariés, si eux-mêmes avaient eu des enfants…C’est comme s’ils avaient tout bonnement disparu de la surface de la Terre. Elle n’osait même pas se rendre à leur domicile, en haut de la grande colline de Zarbville, de peur soit de découvrir quelque chose qu’elle ne voudrait pas, soit de peur de se faire jeter dehors comme une malpropre parce que sa présence n’était plus souhaitée dans cette maison.
Un jour qu’elle était plongée dans ses regrets, le téléphone sonna. Lorsqu’elle entendit la voix de la personne qui avait appelé, son cœur se mit à battre de plus en plus vite. Malgré les années qui s’étaient écoulées, il était impossible qu’elle se trompe. Elle avait bien reconnu la voix de son frère Lazlo. C’était le plus jeune des trois, et aussi le plus téméraire, aussi trouva-t-elle étrange d’entendre comme un soupçon de panique ou de peur dans sa voix.
" Lou ? C’est moi Lazlo.
- Lazlo, mais qu’est ce que … ?
- Ecoute-moi seulement, je n’ai pas beaucoup de temps…. "

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Lazlo se mit à parler sans s’arrêter. Il lui raconta l’enfer que Pascal et lui vivaient à cause de Victor. Lou savait déjà qu’il soupçonnait son défunt mari, Technicien Pollinisateur 9, d’être à la tête d’un vaste réseau d’invasion planétaire dont l’objectif principal était la prise de Zarbville, pour quelques raisons obscures connues seulement de son dément de frère. Elle se demandait donc ce qu’il avait bien pu inventer cette fois. Elle n’avait jamais douté que son précédent délire était la raison pour laquelle il avait obligé ses frères à rompre tous liens avec elle s’ils voulaient rester habiter dans la demeure familiale. Mais ce que lui raconta Lazlo ce jour-là lui fit froid dans le dos. Victor serait devenu tellement obsédé par sa théorie du complot au cours de ces dernières années qu’il en était au point de ne plus faire confiance à personne, même à ses frères. Il les surveillait sans arrêt, guettant le moindre faux pas. Ses journées, et surtout ses nuits, étaient consacrées à la recherche de la vérité. Il avait fait transformer la maison familiale si chaleureuse et accueillante en un véritable laboratoire de recherche, doublé d’un observatoire. Mais il avait beau eu chercher dans tous les recoins de l’univers, il n’avait encore rien trouvé. Cela le rendait encore plus aigri, plus renfermé sur lui-même. Il avait eu une preuve que des humains se faisaient régulièrement enlever et étaient l’objet d’expériences que seuls ceux qui les pratiquaient en connaissaient la nature. Cependant, ils finissaient tous par revenir chez eux. Victor avait été lui-même victime des ces enlèvements au hasard, au cours d’une de ses nombreuses nuits d’observation en quête d’un signe qui lui indiquerait la présence d’une trace de vie extraterrestre. Son enfant était la preuve vivante de cet enlèvement. A ce moment de la conversation, Lou ne pu retenir un cri de stupeur. Avait-elle correctement compris ce que son frère venait de lui apprendre ? Ainsi, ces histoires de naissances extraterrestres qu’on entendait un peu partout étaient vraies ? Lazlo dissipa très vite ses doutes. Victor avait même inventé un mot pour ce phénomène, la « pollinisation ». Ainsi, Victor, par pur plaisir personnel, avait utilisé le nom de Tech pour l’incriminer dans ces naissances extra planétaires. Mais il n’avait pas été le premier à vivre cette expérience dans la famille. Pascal avait lui aussi mis au monde une belle petite fille verte, don du ciel pour celui-ci et sujet d’expérience pour Victor.
Lazlo avait décidé d’appeler Lou parce qu’il avait peur pour ces enfants. Dieu seul sait ce que Victor pourrait inventer qui mettrait la vie des ces deux enfants en jeu. Autant Pascal était un père aimant et attentionné, veillant à ce que sa petite ne manque de rien, autant Victor était distant et méprisait son fils, allant même jusqu’à le renier. Il avait peur de ce qui arriverait quand il serait parti, qu’il aurait abandonné la demeure familiale qu’il ne supportait plus pour aller à la recherche d’une vie meilleure.

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Mais avant, il avait besoin du soutien de Lou, pas pour qu’elle essaye de raisonner Victor, il savait que c’était peine perdue et que plus rien ne lui rendrait la raison mais plutôt afin de persuader Pascal de se jeter à l’eau et de lui aussi quitter cet enfer, d’emmener loin de ce cauchemar sa merveilleuse petite fille et pourquoi pas la fils de Victor. A ce moment de son récit, Lazlo s’arrêta. Il avait cru entendre un bruit et il ne voulait pas prendre le risque que Victor le prenne en train de téléphoner, qui plus est avec une personne qu’il ne considérait plus comme sa sœur. C’était juste Phoebe, la fille de Pascal, qui venait de faire tomber un libre rangé dans la bibliothèque et qu’elle tentait apparemment de sortir pour le lire. Elle avait du sous-estimer son poids et n’avait pas réussi à le retenir une fois entre ses mains. Si seulement Lou pouvait la voir… C’était une magnifique petite fille, avec un regard plein de malice et qui n’hésitait pas à faire tourner en bourrique son père et son oncle. Il fallait à tout prix qu’il la sorte de là. Si jamais ils parvenaient à partir sans que Victor ne s’en aperçoive, celui-ci ne tenterait sûrement rien quand il se rendrait compte de leur départ. Il ne se soucierait tout simplement plus d’eux, pensant sans doute que finalement, ils ne valaient pas mieux que les autres et qu’ils ne méritaient pas de partager la gloire qu’il recevrait lorsqu’il aurait sauvé le monde de l’invasion. Il ne regretterait même pas la disparition de son fils. Mais tant qu’ils vivaient sous le même toit, ils étaient en danger. Si jamais Victor les surprenait en train de comploter, il entrerait dans une colère noire et dieu seul sait ce dont il serait capable.

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C’est pour cela qu’il avait besoin de son aide. Tous les soirs en scrutant le ciel, il rêvait à une vie meilleure. Son seul moment d'évasion... Admirer la beauté de l'univers, ces millions de particules qui n'obéissaient à aucun maître, ses étoiles qui brillaient depuis des milliards d'années...Mais Pascal n’oserait jamais faire quelque chose s’il n’était pas sûr que tout fonctionnerait. Il ne n’avait jamais brillé par son courage et une fois de plus il le montrait. Il avait une peur bleue de Victor, et cette peur s’était amplifiée depuis la naissance de Phoebe. Il était terrorisé à l’idée que Victor puisse lui faire du mal pour le punir lui. Mais les choses semblaient avoir changer depuis quelque temps et Lazlo pensait qu’un coup de pouce de la part de Lou serait peut-être suffisant pour qu’il décide de le suivre. Sa fille venait de fêter ses 6 ans, elle n’avait pas eu le droit à une vraie fête d’anniversaire, ordre de Victor qui ne voulait absolument pas que ces demi-aliens soient traités comme s’ils étaient humains. Il était aussi fort probable que même si elle en avait l’âge, elle n’irait jamais s’asseoir sur les bancs de l’école pour recevoir une éducation digne de ce nom.
Il fallait donc absolument qu’elle parle à Pascal. Lazlo était sûr que d’entendre la voix de sa petite sœur à laquelle il n’avait pas parlé depuis des années et qu’il rêvait de revoir et de serrer dans ses bras serait un facteur décisif.
Une question trottait dans la tête de Lou…Comment Lazlo avait-il décidé de partir ? Avait-il lui aussi reçut un coup de pouce ?
Devinant les pensées de sa sœur, Lazlo pris les devants avant qu’elle ne pose la question.
« Tu veux savoir pourquoi moi j’ai décidé de partir ? , lui demanda-t-il.
- Oui, enfin…si ça ne te dérange pas d’en parler.
- Je vais être papa.
- Attends…Tu veux dire que toi aussi tu…
- Non rassures-toi. Je n’ai pas été victime d’enlèvement et ce n’est pas moi qui  suis sur le point d’accoucher.
- Qui alors ?
- Je n’ai pas le temps de t’expliquer…J’entends Victor qui revient. Tu as du papier et un crayon pas loin de toi ? »
Elle nota soigneusement l’adresse que Lazlo lui dicta et se promit de s’y rendre aussitôt que possible.

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Elle tint la promesse qu’elle s’était faite et dès le lendemain, elle se trouvait devant une splendide maison se demandant si elle aurait le courage d’aller sonner. Comme allait-elle expliquer sa présence ? Evoquer le nom de son frère serait sûrement une bonne idée.
Elle fût couper dans sa réflexion pas une toux discrète qui semblait provenir de derrière elle. Elle se retourna et se retrouva nez à nez avec une jeune femme enceinte jusqu’au cou.
" Excusez-moi, vous cherchez quelqu’un ? , lui demanda la jeune femme.
-  En fait… euh… Pour tout vous dire, je n’en sais rien du tout."
C’était certainement le bon moment pour parler de son frère.
« En fait, c’est mon frère qui m’a envoyé ici. Lazlo. Lazlo Lalouche.
- C’est Lazlo qui vous envoie ? Vous devez sûrement être Lou alors, il m’avait prévenu que vous passeriez peut-être. Je me présente, Kathy Lalouche.
- Attendez…Lazlo et vous…Vous êtes mariés ? "
Kathy se mit à rire.
" Pas du tout. C’est juste une simple coïncidence. C’est d’ailleurs grâce à ça que j’ai rencontré votre frère.
- Vous vous appelez exactement comme ma mère. C’est très étrange… Enfin si Lazlo vous aime, je suppose qu’il a raison. Alors…Euh…C’est son enfant que vous portez ?
- Oui, un petit accident. On n'aurait pas du, je sais mais vous savez ce sont des choses qui arrivent. Et puis quand on s’est aperçu de cela, on a décidé de le garder quand même. Maintenant qu’il était là, on n'allait pas lui ôter la vie qu’on lui avait donnée. Et je n’avais vraiment aucune raison de ne pas le garder.
- Vous avez bien fait de la garder. Sans ça je ne sais pas si Lazlo aurait eu un jour assez de courage pour décider de fausser compagnie à Victor.
- Oui je me dis aussi que ce petit n’est pas arrivé par hasard. J’espère que vous réussirez à convaincre votre autre frère de l’accompagner. Pardonnez-moi, mais ce Victor est vraiment un type affreux. Je ne l’ai jamais rencontré et j’espère ne jamais avoir à le faire.
- Je vous comprends et je ne vous en veux pas de penser ce que vous pensez sur lui. Cela fait un moment que j’ai tiré un trait sur lui.
- Peut-être pourrait-on parler de ça à l’intérieur devant un bon thé accompagné d’un peu de tarte aux fruits rouges. Je viens justement d’en faire. Et je ne vous cache pas que j’ai terriblement envie de m’asseoir.
- Suis-je bête…J’accepte volontiers votre invitation Mlle Lalouche. Je n’ai même pas pensé combien il est insupportable de rester trop longtemps debout dans votre état. Pourtant, il n’y a pas encore si longtemps que ça, j’étais à votre place.
- Appelez-moi Kathy. Je peux vous demander une faveur ? Pourrait-on arrêter de se vouvoyer ? J’ai horreur de ça. Si ça vous dérange, je comprendrais très bien.
- Pas du tout. Je t’avoue que moi aussi, je ne suis pas très amie avec le vouvoiement. Et appelle-moi Lou tant qu’on y est.
- D’accord. Je suis ravie de t ‘entendre dire ça. Après toi, Lou. "

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Commentaires sur Les années passèrent sans que Marina ne puisse

    Tu penses à La Belle en disant que certains enfants se plaignent de leur prénom ?

    Et bien ! C'est une vraie usine la Lou ! Deux fois deux jumeaux ! On se croirait chez Bouly !

    C'est vrai qu'elle a l'air de s'arranger Marina ! On progresse, on progresse ! Et dire que certains osent médire au sujet d'Erato .. Ils ont vus Jack ?

    En tout cas je suis content d'avoir lu ta courte mise à jour. Tes histoires me manquaient et comme j'aime bien celle-là en particulier .. j'étais encore plus en manque !

    Bravo et .. à demain c'est ça ?

    Aurélien

    Posté par Aurélien, 13 avril 2006 à 23:45 | | Répondre
  • Ah oui mais non, et comment je fais moi, si attachée aux prénoms, c'est la première chose que je veux savoir et puis tu me demande d'attendre!!!
    D'accord c'est important mais bon, c'est bien parce que c'est toi et que tu m'as fait une spéciale "petite maj" toujours avec les mots qu'il faut pour que l'on reviennne.

    Alors à bientôt pour l'état civil!
    Anmicalement.

    Posté par Anmi, 03 mai 2006 à 18:19 | | Répondre
  • Eh, eh ... c'est que ça devient intéressant toute cette histoire ! Le méchant Victor qui martyrise ses frères et les deux enfants extraterrestres de la famille, Laszlo qui est prêt d'être papa naturellement ... que de chanboulements à Zarbville !

    Et Lou ?! Ne serait-elle pas atteinte du même "bug" que la famille de notre cher Bouly ?!

    Bravo pour cette maj et surtout, continue !

    Aurélien

    Posté par Aurélien, 04 juin 2006 à 19:56 | | Répondre
  • Quand le bonheur et la sécurité des enfants sont en jeux, je trouve que tu cernes bien le problème et les sentiments de chacun.

    C'est une sacrée famille que tu gères là, j'aime beaucoup les interventions croisées que tu fais.

    Je sais que Lou te fais des misères, mais tu vas arranger cela hein, ce serait trop dommage, cette histoire ne doit pas s'arrêter hein?

    Bisous, imagination et courage à toi!
    Anmicalemnt

    Posté par Anmi, 12 juin 2006 à 14:05 | | Répondre
  • Eh... j'ai tout lu! Enfin... je crois! Bon désolée, ce n'est que moi... encore. Mais bon, j'avais commencé à lire, autant profiter des vacances pour terminer non?
    Je n'imaginais pas du tout cette histoire comme ça à vrai dire. On peut dire que tu chamboules tout toi
    Elle est sympa cette histoire, et puis tu amènes des concurrents à Erato, fallait le faire tout de même!
    Et puis Lou qui en voit de toutes les couleurs... pfff je sais pas comment tu gères tout ça.
    Bref, j'ai bien aimé, je ne regrette vraiment pas d'avoir rattrapé enfin ce retard.
    Bravo à toi!
    Poupouss

    Posté par Poupouss, 04 juillet 2006 à 15:11 | | Répondre
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